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L'écriture inclusive


B. Axelrad, É. Busser et B. Hauchecorne

Qu'est-ce que l'écriture inclusive, l'une des initiatives pour lutter contre le sexisme ?


Une symétrisation artificielle ?

Notre langue possède un masculin et un féminin mais ne possède pas de neutre comme l’allemand ou le russe. Ces trois genres existaient pourtant en latin, qui possédait en outre des déclinaisons (la forme d’un mot variait suivant sa fonction dans la phrase). L’accusatif, utilisé pour le complément d’objet direct, était identique au masculin et au neutre dans un grand nombre de mots latins, régis par la deuxième déclinaison. En ancien français, ce cas a progressivement éliminé tous les autres ; ceci explique la fusion de ces deux genres dans notre langue. Au XVIIe siècle, les grammairiens l’ont transformée en une règle que certains voient comme une manifestation de sexisme : le masculin l’emporte sur le féminin.
L’écriture dite « inclusive » veut, en symétrisant totalement le genre des mots, rétablir la situation d’infériorité supposée que la grammaire française engendre depuis qu’elle existe.
Un excellent article du magazine Science et pseudo-sciences (numéro 323, janvier–mars 2018), signé Brigitte Axelrad, a tenté, sous le titre Êtes-vous prêt·e·s pour l’écriture “inclusive” ? de faire le point sur la question. Vous pouvez le consulter sur le site de l’AFIS.

 

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