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Ni les mathématiques, ni la physique ne sont des sciences figées dans le temps ! Jusqu'à récemment, les deux disciplines allaient main dans la main, proposant une philosophie naturelle. Elles essayaient de révéler, de décrire et d'expliquer les lois cachées de la nature.


On peut raisonnablement commencer à parler de « méthode scientifique » avec le programme des présocratiques, attribué à Thales de Milet au VIe siècle avant notre ère. 

On peut résumer ce programme en trois points :

1) Il faut développer l’art de se poser des questions (proposition qui n’est pas si anodine que cela) ;

2) Il faut essayer d’y répondre sans recourir au mythe ;

3) Une fois le consensus obtenu autour d’un certain nombre de réponses, il est nécessaire de chercher des liens, voire des origines communes, à ces réponses.

C’est par exemple en proposant les nombres comme dénominateurs communs à des nombreux phénomènes que les pythagoriciens les étudièrent et posèrent certaines bases des mathématiques.

Expérimentations et empirisme

Un peu plus tard, c’est en voulant « sauver les phénomènes naturels » qu’Aristote proposa sa philosophie de la nature. Cette dichotomie, entre d’une part un monde sublunaire dans lequel les mouvements sont causés par un retour à la sphère naturelle et d’autre part le cosmos où les mouvements des astres errants (planètes) sont naturels ... Lire la suite gratuitement


références

 Dossier « Pythagore ». Tangente 172, 2016.
 Mathématiques et philosophie. Bibliothèque Tangente 38, 2010.