Albert Ayme


La magie des carrés dans l'art

Denise Demaret-Pranville

Albert Ayme quitte son poste d'ingénieur en 1960 pour se consacrer à la peinture et la sculpture. Sa formation scientifique l'amène à concevoir une déclinaison de carrés basée sur une logique combinatoire, alliant plaisir de l'œil et rigueur mathématique. Il a rendu le carré magique !

Voici un siècle, Albert Ayme (1920–2012) voyait le jour près de Montpellier, dans l’Hérault. Cet homme est l’exemple même de l’artiste qui a trouvé dans les objets mathématiques l’outil indispensable à la mise en œuvre de sa démarche et à la description de sa vision de l’acte de créer. Dès le début de sa carrière, il ne montre que peu d’intérêt pour les œuvres figuratives. Très rapidement, il éprouve le besoin de s’éloigner de toute subjectivité et d’avoir recours à un langage structuré ; les mathématiques vont l’aider dans ses recherches. Pour comprendre comment Albert Ayme en est venu à travailler sur les carrés magiques, penchons-nous sur la genèse de son œuvre PARADIGME.

 

 

 

Les neuf occurrences de base du système de l’artiste.

 

 

Une question de dénombrement

 

De 1964 à 1974, Ayme travaille à la mise en place d’un système, qu’il baptise PARADIGME, dans lequel il fait intervenir des signifiants picturaux qu’il associe en paires, comme fond/forme, addition/soustraction, opacité/transparence, à-plat/découpe, noir/gris, blanc/gris… 

Il choisit une forme (un carré qui représente son unité de départ), puis un support (un carré d’aire quadruple de celui de départ). Il combine ensuite tous ces éléments grâce à un système ternaire qui comprend trois couleurs (noir, gris et ... Lire la suite


références

Le site consacré à l'artiste : www.albertayme.com

Vers le carré Magique. Albert Ayme, Éditions Traversière, 1984.

Paradigme. Œuvre à croissance illimitée à partir d'un unique carré. Albert Ayme et Jean Ricardou, 1976.