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Différentes perspectives…


Élisabeth Busser

Parmi les multiples talents de Léonard de Vinci, celui d'avoir donné à la notion de perspective diverses facettes, toutes explorées dans ses œuvres, n'est pas le moindre. Après avoir maîtrisé la perspective à point de fuite, il explore la perspective atmosphérique puis la technique du sfumato.


L’année 2019 marquera le cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci au Clos Lucé. À ce propos, des centaines d’évènements, surtout dans le Val de Loire, rendront hommage à l’inventivité visionnaire de ce génie universel de la Renaissance. Artiste, ingénieur, inventeur, architecte, il a été bien plus que cela. Il a, dans ses multiples vies, lancé des milliers d’idées dans tous les domaines, en particulier l’un de ceux où il excelle : le dessin. C’est à lui que l’on doit, non pas une, mais plusieurs, interprétations de la notion de perspective, dont certaines très innovantes.

Débuter en perspective classique

Une chose est sûre, c’est que Léonard de Vinci, engagé entre 1482 et 1499 comme « peintre et ingénieur » du duc de Milan, s’est à ce moment-là largement intéressé à la géométrie. Il a lu les traités d’architecture et de peinture De re aedificatoria et De pictura de son contemporain Alberti, où ce mathématicien et théoricien des arts codifie la perspective à point de fuite. Il a même illustré d’une soixantaine de planches représentant de magnifiques  polyèdres en perspective le livre de Luca Pacioli (voir article « Un patron des polyèdres ! ».

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