Tout le contraire des « mathématiques sévères », souvenir de Lautréamont, ce livre surprenant met en scène des résultats mathématiques de manière très plaisante en les répertoriant selon les « sentiments » qui pourraient s’y attacher.
Nathalie Braun nous emmène ainsi, en vingt chapitres, de l’amour ― avec le problème des mariages stables et l’algorithme de Gale-Shapley ― à la témérité, symbolisée par la trompette de Torricelli et le flocon de von Koch, en passant par l’hésitation, illustrée par les atermoiements de l’âne de Buridan et le paradoxe d’Ellsberg ou par la satisfaction, comme celle de voir l’art rencontrer la science à la vue et à l’étude des pavages de Penrose.
Le vocabulaire est choisi, et les considérations mathématiques sont dans chaque chapitre agrémentées d’anecdotes historiques où l’on découvre parfois la face mathématique cachée d’un événement ou d’un monument. L’ouvrage, sans être à proprement parler un « livre de mathématiques », permet d’avoir de cette science une vision à la fois inédite et joyeuse.
