Cet ouvrage est une véritable encyclopédie sur la notion de temps.
Le sommaire, présenté sous forme chronologique, va de −3400, avec le calendrier sumérien, à 2025, date de la parution. Tous les aspects de la temporalité sont passés en revue : les calendriers utilisés au fil des âges dans différentes cultures, les outils de mesure du temps : clepsydres, cadrans solaires, horloges (mécaniques, électriques, atomiques), les liens avec la physique, qu’elle soit galiléenne, newtonienne ou relativiste.
Mais le grand intérêt du livre est qu’il n’est pas uniquement un ouvrage historique ou technique. Le temps est en effet présenté comme une notion universelle que l’on rencontre en philosophie (chez Héraclite, Platon, Aristote, Descartes et Pascal), mais aussi en littérature. Au fil des pages, on croise Ronsard avec l’ode à Cassandre, Corneille avec les Stances à Marquise (adaptées par Georges Brassens dans sa chanson Marquise), Guillaume Apollinaire avec le poème Le pont Mirabeau, H. G. Wells et sa Machine à explorer le temps, Samuel Beckett avec En attendant Godot.
Le livre s’achève avec la difficulté, voire l’impossibilité de donner une définition du temps autre que celle d’un « milieu dans lequel se succèdent des évènements », la nature du milieu en question restant non précisée, et l’occurrence des évènements dépendant des observateurs et des référentiels en vertu de la théorie de la relativité.


